À Pontonx-sur-l’Adour, la 4e conférence de l’attractivité des métiers de l’accompagnement a officialisé la naissance de l’IFLTS, un outil collectif inédit destiné à accompagner les acteurs du secteur.
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Retrouvez toute la documentation relative à ce temps fort de la feuille de route pour l'attractivité des métiers de l'accompagnement qui s'est tenu hier à Pontonx sur l'Adour en présence de 150 professionnels landais.
À Pontonx-sur-l’Adour, la 4e conférence de l’attractivité des métiers de l’accompagnement a officialisé la naissance de l’IFLTS, un outil collectif inédit destiné à accompagner les acteurs du secteur.
Derrière le mot « institut », pas de campus flambant neuf, ni de formation centralisée. L’Institut Fédératif Landais du Travail Social (IFLTS) fonctionne comme une plateforme de coordination et d’accompagnement, pilotée par une équipe départementale dédiée chargée de faire le lien entre tous les maillons de la chaîne, de l’employeur aux formateurs, des collectivités aux associations jusqu’aux bénéficiaires. « Si on a voulu que l’institut soit fédératif, c’est bien pour que les partenaires travaillent ensemble et non les uns à côté des autres », souligne Xavier Fortinon, président du Département.
C’est ce travail collectif qui a réuni, à Pontonx-sur-l’Adour, près d’une centaine d’employeurs, formateurs, institutions et acteurs de terrain lors de la 4e conférence sur l’attractivité des métiers de l’accompagnement. Face à la pénurie de professionnels du social et du médico-social, le Département y a mis en lumière les actions déjà engagées et une nouvelle étape de sa feuille de route avec la présentation officielle de l’IFLTS.
Créé officiellement le 7 avril, l’IFLTS dispose désormais d’une association, d’une gouvernance collégiale et d’une présidente élue : Marie-Laure Lafargue, conseillère régionale de Nouvelle- Aquitaine. L’institut réunit des employeurs du secteur, dont les CIAS et CCAS du département, ainsi que des organismes de formation dans un conseil d’administration de 21 membres élus.
Autour de ce noyau gravitent plusieurs partenaires institutionnels associés à la démarche, parmi lesquels l’État, la Région, France Travail, l’ARS, l’Éducation nationale et les universités. En ouvrant la conférence, Marie-Laure Lafargue a rappelé le rôle de l’association : « permettre aux acteurs et aux territoires de se ressaisir du sujet » afin d’évaluer les besoins avec une plus grande précision. Elle a aussi indiqué les priorités immédiates : « Le premier sujet, c’est de s’installer : monter les statuts, bâtir le budget prévisionnel, constituer une équipe et arrêter un plan d’action d’ici à l’été. »
À terme, quatre personnes piloteront cet outil depuis une adresse physique dédiée, sans pour autant transformer l’institut en école. Paul Carrère, vice-président délégué aux Solidarités, voit dans ce dispositif une manière d’ajuster enfin « formation et besoins réels du territoire », en lien direct avec France Travail et les employeurs de proximité. « Ce travail collectif localisé au plus près des bassins de vie et d’emploi, c’est tout le sens de la création de notre Institut fédératif landais du travail social », résume Xavier Fortinon.
Doté d’un budget de départ d’environ 100 000 euros, l’IFLTS espère renforcer ses moyens en répondant à des appels à projets, notamment régionaux ou européens, avec l’ambition d’atteindre les 350 000 euros. L’objectif : remplir des formations qui peinent à trouver leurs candidats, structurer un réseau de stages, adapter les contenus pédagogiques aux réalités locales, lever les blocages un par un. « C'est du sur-mesure, presque de la dentelle », confie Marie-Laure Lafargue.
Ce travail de fourmi porte déjà ses fruits. Xavier Fortinon cite l’exemple de la formation AES (Accompagnant éducatif et social) de Parentis, qui a pu voir le jour « après des années sans succès », grâce à « la mobilisation sans relâche » de l’Institut Formation Développement, avec l’appui de la Région, du Département, des employeurs locaux et du lycée. Quinze apprenants y sont aujourd’hui engagés.
L’un des enjeux de l’IFLTS est aussi de sortir d’une logique de concurrence entre organismes de formation, jusque-là poussés à remplir leurs places chacun de leur côté. Pour autant, l’IFLTS ne va pas créer de nouveaux diplômes mais optimiser ceux qui existent, sécuriser les parcours en amont de l’entrée en formation et trouver des solutions pour les stages. Sa mission s’étend également aux cadres de direction, souvent surchargés par les recrutements et la complexité croissante des situations, pour lesquels l’institut prévoit coaching et formations adaptées.
De quoi créer un cadre solide pour aider le territoire à bâtir des réponses à la hauteur de besoins immenses dans le social et le médico-social. « Le modèle qu’on est en train de faire naître intéresse déjà beaucoup de monde et pourrait être imitable sur d’autres territoires », conclut Paul Carrère.
